Je repense à cette musique. Je vais la chercher sur mon lecteur. Play. Cette musique a un effet tranquillisant, triste et apaisant. Aujourd'hui elle me rappelle le temps où souvent elle parvenait à mes oreilles... Les temps ont changé, les circonstances où je l'entend ne sont plus les mêmes. Nostalgie.
C'est la dernière fois. Il ne répond pas. Il ne répond plus. Il jette son manteau sur mes épaules et me serre dans ses bras. Il m'embrasse sur le front. Les larmes sont là. Tout remonte à la surface. Ça en vient à ma gorge. Comme si j'allais vomir toute cette histoire. C'est le trop-plein des émotions contraires qui bouillonnaient en moi qui s'épanche sans que je puisse rien faire. Des bras m'enserrent. Ils ne sont plus à moi. Je n'en ai plus besoin. Je sens une caresse dans mes cheveux, sur mes yeux qui brûlent, sur les joues, sur les lèvres avides. Et mon c½ur qui ne va pas tarder à faire sa dernière crise.
Il m'embrasse pour la dernière fois. Je m'en vais. Fière de moi. Fière de mon geste. Heureuse de l'avoir vue. Mais fière de me dire que c'est fini. Je n'aurai plus ce poids sur les épaules. De cette histoire qu'on appelle un premier amour. J'adore. Avec lequel tu découvres la vie. Tu apprendre à grandir. Tu sais, cette magie lorsque tout commence. Que tu t'en fous. Mais que ça vient, petit à petit. Progressivement. Et bam !
Genre parce que tout d'abord, tu regardes le mec, et tu commences à vraiment y prêter attention. Tu deviens consciente de certaines choses... Comme par exemple le rythme de sa respiration, et celui de ses battements de c½ur. Tu apprends et réapprends par c½ur tous les trais de son visage... Alors que tu deviens consciente de toutes ces choses, tu découvres encore quelque chose de nouveau en lui. Quelque chose te fascine. Tu sais. Cette manière de faire si particulière. Tu deviens complètement absorbée... Et pendant tout ce temps. C'est comme si la chaleur de sa voix. Tu sais, cette chaleur si douce et enivrante, commence à pénétrer ta conscience. Et à se propager dans tout ton corps. Ton c½ur se met à battre. Plus fort. Plus fort. Si fort ! Ta respiration s'accélère. Cette chaleur se transforme en feu. Un feu qui se propage dans ta poitrine, jusque dans ton ventre. Tu ressens un feu qui vibre et qui ralentit dans tout ton corps. Au moment où tu dois lâcher prise. Que ce désir envers lui devient tellement irrésistible, que tu redescends sur terre. Et te dis que c'est impossible. Tu t'approches vers lui. Et lui chuchote à l'oreille :
_C'est fini.
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